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Une science Ă dĂ©couvrirÂ
Comment de telles traces ont-elles pu se préserver jusqu’à nous ? «Les dinosaures ont laissé leurs empreintes dans une boue carbonatée molle, qui a durci à la suite d’une période sèche. Une nouvelle couche de boue a ensuite recouvert ce niveau durci, ce qui a permis sa préservation», indique Géraldine Paratte, collaboratrice de la section de paléontologie. Pour preuve, la géologue pointe du doigt les polygones de dessiccation, dont le dessin s’est également préservé, à côté des délicates formes tridactyles des traces de théropodes.
Et pour préserver la richesse des découvertes révélées par les travaux de l’A16, les scientifiques procèdent à des relevés minutieux de leurs observations. Mesures, dessins, photos, échantillonnage, moulages des traces… Toutes les méthodes sont bonnes pour conserver ce patrimoine. La dalle de Sur-Combe-Ronde a même eu droit à un balayage au laser, qui a permis la modélisation numérique du site.
Les paléontologues espèrent bien pouvoir mettre en valeur leur découverte par le biais d’un géoparc, actuellement à l’étude. Un des trois sites à pistes de dinosaures sera d’ailleurs évité par l’autoroute grâce au prolongement d’un viaduc par un pont de 40 mètres. Les niveaux à traces seront ainsi à l’abri des intempéries, tout en restant accessibles. Des discussions sont encore en cours pour savoir s’il est possible de sauver les deux autres sites qui serait transformé en parc régional ouvert à la fois aux chercheurs et au grand public. Un "jurassic" parc au pied de la lettre, en quelque sorte.
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