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Souvent évoqué pour les gravures de l’Atlas, Jacques Malhomme était professeur au lycée français de Marrakech au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Fasciné par l’art rupestre du Haut-Atlas, il entreprit le relevé des gravures de la zone centrale, notamment autour de l’Oukaïmeden. Ces recherches, les premières menées exhaustivement dans cette région, donnèrent lieu à deux ouvrages publiés en 1959 et 1961 par le Service des Antiquités du Maroc sous le titre Corpus des gravures rupestres du Grand-Atlas. Jusqu’à sa mort, le 22 février 1963, Malhomme publia vingt-huit articles sur le sujet. En 1952, la recherche archéologique au Maroc vit son essor grâce au 2ème Congrès Panafricain de Préhistoire qui se tint à Alger. Un “Cercle de Préhistoire” fut créé à Marrakech, animé par des médecins, des architectes, des géologues, qui menèrent des recherches sur le terrain. C’est Maurice Antoine, alors Inspecteur des Antiquités, qui confia à Malhomme l’étude des gravures rupestres du Haut-Atlas. Sur son terrain, cet homme modeste et infatigable découvreur ne fut jamais en conflit ni même en compétition avec d’autres chercheurs. André Glory fut le seul à intervenir en publiant ses travaux sur la station du Tizi n’Tighiyst (1953); cette maladresse fut à l’origine de la polémique qui suivit. André Jodin, dès 1956, aborda l’étude de l’art rupestre du Haut-Atlas. On lui doit, pour la première fois après Malhomme, la découverte de gravures inédites. La relève fut ensuite assurée par un professeur de géographie exerçant à Marrakech, André Simoneau, qui, de 1965 à 1977, produisit huit articles relatifs aux gravures du Haut-Atlas ainsi qu’un inventaire. A la publication de nombreux documents rupestres inédits (provenant principalement du Yagour), Simoneau ajouta la note très personnelle de sa vision de l’art rupestre. En plus de ses infatigables prospections dans la vallée du Draa et dans le jebel Bani, il rapporta du Haut-Atlas une foule de documents de grande importance et découvrit de nouvelles stations près de Tainant et du Tizi n’Telouet. Il est décédé précocement le 7 mars 1979, peu de temps après la parution de son Catalogue des sites rupestres du Sud marocain édité par le Ministère d’Etat chargé des Affaires Culturelles à Rabat. La dernière étude d’importance est la thèse d’Alain Rodrigue sur L’Art rupestre du Haut Atlas marocain, parue en 1999. Son inventaire des gravures des différents sites de l’Oukaïmeden et leur analyse réactualise les études du passé. Il propose, entre autres, sa propre chronologie et situe le terme des civilisations de la haute montagne marocaine à une période plus récente que ce qui avait été proposé jusqu’à présent. Son étude s’étend également aux stations du Yagour, de Tainant et du Tizi n’Telouet.

 

1 Tizi n’Tighiyst 613
2 Yagour 855
3 Tainant 414
4 Igountar (OukaĂŻmeden) 644
 
 

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